Le faux silence de Heidegger après la guerre

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Il est souvent opposé aux heideggériens, qui refusent d’admettre que leur grand homme est un nazi, le fait que Heidegger, à quelques exceptions près au reste plutôt malheureuses, n’a rien dit sur les horreurs nazies ni sur la gravité de ses erreurs.

Cela semble juste mais est très insuffisant. Car ce silence est un faux silence.  En réalité, et de manière codée, Heidegger n’a eu de cesse, contrairement à ce qu’on nous laisse ou fait croire, de justifier le nazisme, tout le nazisme, en répudiant par exemple à pas feutrés les attendus du procès de Nüremberg.

Jamais Heidegger n’aurait écrit en 1946 : « L’homme est le berger de l’être » s’il n’avait lui-même appelé à l’extermination totale de l’ennemi intérieur.

L’homme? Il s’agit, par le mot allemand Mensch, de désigner le Dasein par excellence, le Volk, le peuple au sens völkisch et hitlérien.

Cet « homme » a bien été le « berger de l’Etre ». Mais ses chiens, et ceux de Heidegger lui-même, furent les SS.
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