Vocabulaire crypto-nazi de Heidegger/Work in progress

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Le phibloZophe ouvre une note en work in progress destinée à la constitution d’un vocabulaire crypto-nazi de Martin Heidegger.

Ce vocabulaire s’adresse de manière privilégiée aux mauvais élèves et aux mauvais étudiants (ainsi qu’aux mauvais professeurs), aux éradicateurs, aux rationalistes, aux délirants, aux chercheurs de vérité, aux calomniateurs c’est-à-dire, pour Heidegger et les heideggériens de secte, aux « philo-sophes ».

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Accomplir : officiellement « déployer une chose dans la plénitude de son essence, atteindre à cette plénitude, producere ». (Lettre sur l’humanisme, in Questions III, Tel Gallimard 1976, page 67).

Sens nazi : Heidegger « justifie » l’extermination non par le critère de l’utilité mais par celui de l’accomplissement. Le Volk – peuple – a atteint la/sa plénitude en s’impliquant dans la mise en oeuvre de la « solution finale », programmée dés les années 20 à travers le symbole de la croix gammée ou svastika (le svastika).

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Bobonaze : n’appartient pas au corpus heideggérien… Le terme relève du lexique propre au phiblogZophe. Le bobonaze est une gentille personne qui, par exemple, lit L’homme habite en poète. Il traite de calomniateurs ceux qui fouinent du côté du nazisme de Heidegger. Il (ou elle) ne s’offusque pas plus que cela que Heidegger ait pu être nazi. Il est à la limite de considérer que le nazisme est aprés tout une option comme une autre. Il franchit cette limite sans trop sans rendre compte. Il est tellement « naze » qu’il devient naze sans trop le savoir. Le bobonaze peut s’avérer dangereux. Les bobonazes pourraient être extrêmement nombreux…

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Dispositif (Gestell —> critique de la technique) : A titre de première hypothèse nous posons que toute la critique heideggérienne du Gestell (en tant que dispositif, mise à disposition…) est pour l’essentiel elle-même un dispositif visant à introduire dans l’espace démocratique un « logiciel » de destruction.

Mais il s’agit tout autant d’une entreprise de dénégation, un dénégationnisme visant à dissimuler que le texte heideggérien lui-même est pour l’essentiel un dispositif destiné à « magnifier le simple », c’est-à-dire à embellir l’horreur du svastika, de l’extermination, de « kitsch-ontologiser » les sociétés nazifiées en tant qu’elles pratiquent  le crime de masse d’Etat.

(Rappel et précision : un dispositif est d’abord pour nous un arrangement circonstanciel destiné à répondre à des buts précis. Le dispositif Heidegger est un tel arrangement au sens où il s’est agi pour Heidegger de transmettre le nazisme de manière codée, de l’introduire dans la philosophie et sur fond d’une forme de négationnisme. Mais au sens strictement heideggérien, le dispositif Heidegger est heideggérien au sens où il s’agit de disposer « sous la main », du point de vue nazi, d’un peuple (ou des peuples) de tueurs. Il faut que le svastika « fonctionne ».)

Métaphore de l’entrée : que la rose des Alpes est belle quand elle pousse sur un sol purifié des « sans racine »!

Heidegger est un « ingénieur en communication ». Le trait fondamental du « dispositif Heidegger » est l’évacuation de la philosophie et la soumission quasiment policière de la « pensée et de la poésie » en vue de produire la « magnificence du simple »!.. c’est-à-dire la beauté du svastika!

Dans le dispositif Heidegger, qu’on oublie d’autant plus facilement qu’il comprend lui-même une théorie du dispositif, la pensée n’est plus qu’une ingénierie de l’habillage, du design de l’horreur qu’est le crime de masse d’Etat. (Aux modes opératoires près.)

Un autre trait de ce dispositif est bien entendu la possibilité de ne rien laisser transparaître de ceci grâce à une rhétorique pensante très sophisitiquée.

[Dans son « vocabulaire de Martin Heidegger » Jean-Marie Vaysse dit ce qu’il faut dire d’un point de vue académique notamment que Heidegger ne considère pas la technique « comme dangereuse en elle-même ». Et pour cause l’heideggérisme n’étant pour nous qu’un dipositif doctrinal nazi. (Et un dispositif agissant ou efficient).  Et la chambre à gaz – le « simple » – un nazi ne pouvait pas cracher dessus! Les choses s’aggravent quand l’auteur écrit : « Le Dispositif procède en effet d’une mise en demeure de l’homme par l’Etre, lui révélant qu’il n’est pas le maître de la technique et le renvoyant par là à sa finitude essentielle et à une pensée de l’Etre en tant que tel » ( Le vocabulaire de Martin Heidegger, Jean Marie Vaysse, Ellipses, Paris 2000 page 15). Vaysse n’a pas tort mais occulte la signification nazie du dispositif Heidegger lui-même. Car la « pensée de l’Etre en tant que tel » est cette pensée « abritante » qui équivaut de fait à l’oeuvre hitlérienne d’extermination. Il s’agit de préserver la valeur de révélabilité d’un *Hitler* dans le contexte d’une société profondément influencée par la culture scientifique et philosophique. La notion de « l’Etre en tant que tel » sert à cela dans le dispositif Heidegger.]

—> Par *Hitler* – ou Hitler étoiles – nous entendons aussi bien Adolf Hitler lui-même qu’un dieu vivant à venir « de même espèce », cette étoile qui doit nous guider et dont il est question dans L’Expérience de la pensée.

Attention : Une des propriétés remarquables du dispositif Heidegger est que son négationnisme a pour effet de faire obstacle à la compréhension du texte heideggérien comme étant lui-même un dispositif. Heidegger, pour que son dispositif soit opérant, ne pouvait tout de même pas déclarer explicitement : le Volk est un stock disponible de tueurs! En vue de le corrompre et de l’instrumentaliser comme faiseur de haine, de division, de meurtres de masses utiles à la Révolution Conservatrice.

POINT FORT —> : La définition académiquement impeccable de Jean-Marie Vaysse : « La technique moderne est un mode de dévoilement consistant en une provocation par laquelle la nature est mise en demeure de livrer une énergie pouvant être accumulée comme un stock disponible » (Op. cité page 15) s’applique très bien au dispositif Heidegger lui-même. De même que sur le plan immédiatement pratique le Volk nazifié devient un stock de tueurs disponibles, de même sur le plan de la « pensée » les heideggériens constituent un stock de « magnificateurs du simple », c’est-à-dire d’habilleurs-designers de l’extermination. C’est l’horreur! Mais Heidegger a introduit ou non le nazisme dans la philosophie!

Une conséquence de cette introduction est que la culture philosophique est considérée elle-même comme un stock « d’arguments » destinés à produire justification, négation, magnification du « droit de tuer ». A condition, bien entendu, de ne pas se laisser contaminé par deux millénaires de métaphysique. Les pauvres présocratiques sont réquisitionnés pour aller au combat avec leurs camarades de la SS!

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Heidegger : Heidegger est un nom propre utilisé par Heidegger lui-même pour titrer et signer les textes du nom du penseur le plus grand possible du XX° siècle, (et mieux encore de l’histoire de la pensée). Le label Heidegger permet ainsi à Heidegger d’introduire, à la condition de la virtuosité, le nazisme dans la philosophie.

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Homme : apparaît rarement chez Heidegger. Lequel préfère parler de Dasein, l’être-là. Le terme est employé, avec toutes ses résonances, dans une des phrases d’un passage parmi les plus nazis que Heidegger ait écrit : « Le langage est la maison de l’Etre. Dans son abri, habite l’homme. Les penseurs et les poètes sont ceux qui veillent sur cet abri. » (Lettre sur l’humanisme, in Questions III, Tel Gallimard 1976, page 67).

Or Heidegger a été trés tôt un membre du parti nazi. Et la croix gammée, le svastika, est un symbole raciste et antisémite. Il a par ailleurs, a des nuances près, toujours soutenu « l’oeuvre » hitlérienne, « oeuvre » dont il se fait le « releveur » à partir de 1945. Comment peut-on se présenter, dans ces conditions, comme un penseur qui veille sur l’abri de l’homme? La seule solution, conforme aux représentations nazies, c’est que les « juifs », pour Heidegger, ne font pas partie du genre « homme ».

On aurait pu s’attendre à ce que le terme de Dasein finisse par laisser transparaître quelque suspecte ambiguïté. Et bien non c’est le terme même d’homme qui, avec une abjection qu’on avait à ce point jamais vue dans la philosophie, désigne ce qui aurait été protégé par Auschwitz. Telle est la « magnificence du simple »! (—> Voir Simple).

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Liberté : le texte de référence est celui-ci : L’homme ne « possède » pas la liberté comme sa propriété mais c’est au plus haut point l’inverse : c’est la liberté qui a l’être humain en sa possession, et cela de manière si originale que c’est uniquement elle qui accorde à une humanité le plein rapport à l’étant en entier, lequel donne à toute histoire son fond et son trait caractéristique.

La liberté heideggérienne est, selon nous, l’expression de l’ être en tant qu’ être-race. Elle est ce en vertu de quoi le SS devient un héros de la liberté et le résistant un être malfaisant.

Voir la note —> Cliquez : http://skildy.blog.lemonde.fr/wp-admin/post.php?action=edit&post=2592

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Obscurcissement du monde : l’expression se trouve dans l’ Introduction à la métaphysique. (Précisions ultérieures). Elle peut vouloir dire, métaphysiquement, recouvrement, occultation de la différence ontologique. Mais, selon nous, cette formule peut signifier également ce dont s’est plaint le jeune Heidegger à savoir « l’enjuivement du monde ». Lorsque F. Fédier, à Bibliothèque Médicis, dit que Heidegger a pu dire des choses stupides il a omis d’envisager que les mêmes choses peuvent être dites de manière moins « stupide ».

Un nazi de culture comme Heidegger a du faire l’apprentissage d’une novlangue adaptée aux objectifs de légitimation-occultation du « simple » qu’est l’extermination.

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Ouverture (déterminée à l’estance de l’être) : L’expression se trouve page 59 de la première édition de Introduction à la métaphysique (PUF). La signification philosophique est celle d’une sorte de correspondance entre la structure extatique de la conscience (conscience de…) et la différence ontologique comme différence entre être et étant. (L’être n’ est pas l’étant).

La signification nazie de l’expression est celle d’un dépassement de la simple gestion d’un peuple comme race. Sous-tendue par le svastika, ou croix gammée, elle constitue selon nous, en 1935, un appel à l’extermination. Elle prépare ainsi le terrain à la conférence de Wannsee, conférence qui décida de la mise en oeuvre de la « solution finale ». Heidegger se porte en quelque sorte garant des promesses de Hitler.

Voir la note correspondance —> Cliquez sur : http://skildy.blog.lemonde.fr/2007/07/03/un-appel-de-heidegger-a-lexterminationreponse-a-filinthe/

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Philosophe : Heidegger n’a jamais été un « déconstructeur » au sens que Derrida donnera à ce terme, mais un « destrukteur ». Cette destruction fait partie du programme culturel de la Révolution Conservatrice. Il s’agit de détruire toute la tradition dite « métaphysique ». Destruction qui restera elle-même dans la dépendance de la métaphysique et, pour cela, restera jusqu’au bout asservie à la doctrine nazie. Mais au-delà de l’espace de questionnement que cela ouvre le « philosophe » est, pour Heidegger, un mauvais sujet! « Philosophe » est un équivalent partiel de « juif » pour le nazi Heidegger. Il est menacé virtuellement, par la police ministérielle heideggéro-hitlérienne, d’aller méditer dans les camps de concentration.

Simple : se trouve dans un des aphorismes de L’Expérience de la pensée (in Questions III, Tel Gallimard 1976, page 27) —>

« Magnificence de ce qui est simple ».

Le simple c’est la chose non détruite par l’objet savant. Officiellement c’est notamment la beauté des choses contemplées mais aussi appelées par le poète. Le simple, c’est la « rose des Alpes », la pluie, le chemin, les chaussures qu’a peintes Van Gogh et qu’il a magnifiées…

Mais le simple constitue toute une série en elle-même plutôt complexe qui, par voisinage et association, mène précisément au svastika, à l’extermination. Le simple c’est, pour le dire brutalement : y-a-qu’à gazer!

L’aphorisme « magnificence de ce qui est simple » énonce en réalité ce qu’est le programme du texte heideggérien. En mobilisant la poésie et la pensée – et en excluant la philosophie – il s’agit de créer les conditions d’une vision magnifique du simple de l’extermination.

Le « philosophe heideggérien » devient un ingénieur en communication destiné à faire la publicité, en la magnifiant, de l’horreur de l’extermination. Il exploite pour cela sans vergogne les poètes, les penseurs, les artistes. Et expulse les philosophes.

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Svastika (le) /ou croix gammée (renvoie en réalité à Quadriparti) : même si Heidegger a participé à des réunions où trônaient des banières et des drapeaux à croix gammée, ou même s’il l’a portée lui-même sous forme d’insigne, Heidegger n’en a évidemment jamais parlé explicitement. Pourtant elle est souvent implicitement présente dans ses textes, surtout dans ses textes d’après-guerre, à l’époque où il est censé être revenu de sa « grosse bêtise ». Dans L’Expérience la pensée nous pouvons suivre ainsi sa rotation de l’aube au soleil du soir. Le Quadriparti est à l’évidence la version poético-pensante du svastika. Des auteurs en vue comme Mattéi proteste fermement. Mais le simple fait qu’on puisse seulement imaginer que le Quadriparti puisse être une version du svastika prouve qu’il s’agit bien du svastika. (Ou alors Heidegger est un idiot).

Le Quadriparti est en sorte une variation sur la magnificence du simple. Le simple est le svastika, le Quadriparti en est la magnificence.

C’est l’ingénierie de l’habillage de l’horreur de l’extermination.

Heidegger, si c’est possible, n’a jamais été autant nazi qu’après la guerre et cela jusqu’à la fin de sa vie.

Il est impossible que parmi ses nombreux thuriféraires il n’y ait jamais eu personne pour le repérer. Le néo-nazisme chic, voire bobochic, est plus répandu qu’on ne le pense.

Théorème : le svastika a été pour Heidegger de la même importance que la croix chrétienne le fut pour Kierkegaard. Il a généré par exemple la théorie du Quadriparti.

La croix gammée sous-tend tout le texte heideggérien. Celui-ci la fait briller de tous les feux de la magnificence.

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Troupeaux : (Cette entrée a un caractère plus hypothètique que les autres).

Oui! Il y a des troupeaux chez Heidegger. Rien à voir, cependant, avec le « On ».

On trouve le mot dans une strophe du poème en prose de L’Expérience de la pensée.

« Quand, sur les pentes de la haute vallée que les troupeaux parcourent lentement, les cloches des bêtes n’arrêtent pas de sonner… » (L’Expérience de la pensée, in Questions III, Gallimard 1976, page 36)

Notre hypothèse est que Heidegger, grand connaisseur en iconographie judéophobe, n’oublie pas que le boeuf, dans les représentations précisément judéophobes de la nativité chrétienne, représente celui qui a compris la bonne nouvelle à l’opposé de l’âne qui représente la synagogue, le juif obstiné dans son refus de reconnaître en Christ-Roi le messie.

La signification du passage serait d’une terrifiante clarté : le troupeau (de bovins et non d’ânes) sonne de joie d’avoir retrouvé une terre natale purifiée des ânes juifs grâce à « l’oeuvre » du Führer.

Heidegger était interdit d’enseignement quand il a écrit ce texte. Il était donc dans une sorte de prison… cerné par les Français, les Anglais, les Américains… les Soviétiques! Il envoie un message crypté à tous ceux que l’effondrement du Reich a profondément affecté : réjouissez-vous, une Oeuvre a été accomplie! Sonne le Volk! Sonne! pour dire au nez et la barbe des « alliés », ta joie de vivre sur un sol purifié du mauvais sang!

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