Heidegger – Fédier piétre sophiste

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Dans un droit de réponse publié dans le Monde des livres François Fédier, qu’Emmanuel Faye considère comme négationniste pour avoir mis en doute l’existence des chambres à gaz, se cite lui-même et, invoquant le bon sens du lecteur, croit ainsi clouer une fois de plus E . Faye sur la planche des calomniateurs. Voici le texte :

 

« Qu’Emmanuel Faye, lequel aime se présenter comme un cartésien de stricte observance, puisse soutenir que mettre en doute l’existence de chambres à gaz puisse signifier : nier l’extermination, laisse rêveur quant à sa capacité de penser par idées claires et distinctes. A suivre sa « logique », il faut en effet nier que le terme d’ « extermination » puisse désormais s’appliquer à l’assassinat de ceux qui n’ont pas été tués par le gaz Zyklon B. »

 

Le texte de Fédier est autant perfide qu’indigent.

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Perfide : on sait ce que signifie « cartésien de stricte observance » quand on est comme Fédier un heideggerien bon teint.  Le même n’hésite pas alors à ridiculiser le  cartésien. Le « lecteur sensé » est précisément sensé suivre Fédier dans sa moquerie anti-cartésienne anti-Faye. Mais la moquerie tombe vite à plat.

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Indigent : car le raisonnement que propose Fédier repose entièrement sur la négligence totale du problème de la faisabilité même de l’extermination. Il ne s’agit nullement de nier que, pour l’extermination, divers moyens ont été employés notamment des tueries par balles. Mais, à ce que je sache, seules les chambres à gaz ont été suffisamment « performantes » pour que le massacre puisse prétendre au statut de « solution finale ». C’est pourquoi mettre en doute leur existence revient à minimiser de manière significative les tueries au point de transformer l’extermination en « grand massacre » et de nier son caractère  génocidaire. C’est là que réside la logique et non dans la pirouette pathétique avec laquelle Fédier tente de retomber sur ses pieds.

 

Cela dit, est pour être formellement cohérent, s’il a une hypothèse à proposer pour rendre compte de l’extermination qu’il dit ne pas nier qu’il la formule et qu’il fasse les recherches qui s’imposent.

 

L’exercice du droit de réponse de Fédier est lamentable et pitoyable.

Suis-je alors un lecteur insensé?

 

 

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1 commentaire

  1. En effet, quand on lit attentivement les propos de F. Fédier, on a du mal à faire la distinction entre sa rhétorique et celle de ceux qui tentent de jouer sur les mots, avec plus ou moins d’habileté, afin de faire passer leurs propos pour raisonnables et scientifiques. Le « coup » du doute est en ce sens caractéristique. Si, dans les propos de M. Fédier, on lit, non pas ce qu’il dit, mais ce que ses propos ne disent pas, sur un sujet où, malgrè une sophistique qui essaie de nous persuader du contraire, les historiens ont depuis longtemps établit des vérités solides contre lesquelles personne ne possède de preuve de leur invalidité, si donc on lit ce qui n’est pas dit dans ces propos, eh bien… ça fait froid dans le dos…

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