Adélaïde et Calmar se disputent

Suite allitérative en CAL et en DEL.

Intérieur calme et pirandellien. On entend battre une horloge : cal… del… cal… del… Entre Adélaïde, trés maquillée et furieuse suivie de Calmar, en complet gris et plutôt mal à l’aise.

Adélaïde : Une calamine!… mouais… Une calamité!… Un calvaire!
Calmar : Dédèle, ma fidèle, pourquoi tant de rondelles?
Adélaïde : Tu cales, tu décales, tu recales… tout est bancal chez toi!
Calmar : Or ça tu délires!… Quelle saladelle!… J’ai la moutardelle qui monte!
Adélaïde : Et bien sors le ton calibre, espèce de caliban, c’est pas du calisson crois-moi!
Calmar : Je vais finir par te délinquer!.. Te déloger!… Te délutter!.. Te délatter!.. Te délaver!.. Te délarder!
Adélaïde : Rorrrr…qual!… Sssssquale!… Ca… calCALAMAR!
Calmar (un temps, touché au vif) : Et toi!.. Haridelle!… Mordelle!… Bardelle!… Ridelle!… Ca… CagnCAGNIARDELLE!

Ils s’étaient tout dit. Calmar n’était plus qu’un mollusque un peu vieillot et Adélaïde une machine soufflante. Le silence s’abattit sur la scène… Enfin presque car l’horloge faisait toujours entendre son cal… del… cal… del…

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